Le Laamb : Lutte sénégalaise
Son origine est issue des croyances sur l'affrontement
entre les génies de la nature et les hommes...
entre les génies de la nature et les hommes...
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Ce dimanche, cars rapides et taxis semblent cesser leur ballet infernal. La foule converge vers le stade Demba Diop de Dakar, pas pour voir les Lions de la Teranga mais pour acclamer les Mbeurkatt (lutteurs en Wolof) qui ont pour noms Tyson, Yekini, Bombardier
Le Laamb, la lutte sénégalaise, est plus qu’un sport et surtout beaucoup plus populaire que le football. C’est un véritable spectacle culturel africain qui marie la musique, la danse, le chant et les gris-gris...
Pratique séculaire, son origine est issue des croyances sur l’affrontement entre les génies de la nature et les hommes. La lutte traditionnelle ou lutte sans frappe, était autrefois pratiquée dans les campagnes, village contre village.
Les premiers combats de lutte payants se déroulent dans les années 20, au El Malik, ancienne salle de cinéma de Dakar et les athlètes sont alors rétribués sur les entrées.
Mais c’est surtout dans les années 70, à la suite de l’exode rural et du développement des « banlieues », que cette lutte s’implante dans les villes. Elle prend alors une nouvelle forme : « la lutte avec frappe ». Exclusivement pratiquée au Sénégal elle reste très controversée car, contrairement à la lutte traditionnelle, elle autorise les coups de poing au visage et sur le corps.
Les écuries, (clubs de lutte), se substituent progressivement aux villages. Pikine, dans la banlieue de Dakar, devient le temple formateur avec l’école de Mbolo. Créée par Pape Diop, 3 fois champion d’Afrique, elle forme d’illustres combattants comme Mor Fadam ou Manga II.
Les années 90 voient l’avènement du phénomène et les écuries se développent et forment de véritables athlètes, forces de la nature comme Mohamed Ndao, allias Tyson qui sort de l’école Bull Falé, (Témérité, Rébellion en wolof) et dont il est le chef de file. Très religieux, star emblématique, il incarne le rêve à l’américaine, le succès grâce au sport, la réussite sociale et la notoriété nationale.
Désormais, la lutte s’inscrit dans un calendrier beaucoup plus large au cours duquel les lutteurs confirmés se disputent le « drapeau » et les combats mobilisent les médias.
Ils se déroulent dans une arène délimitée par des sacs de sables, où le Mbeurkatt, pour intimider son adversaire et séduire son public, commence par chanter sa force et son courage au rythme du sabar : « le baccou ». Des incantations et formules magiques prononcées par le marabout protègent le lutteur contre les mauvais sorts et les mauvais génies et les femmes, en tenue traditionnelle, dansent sur les chants entonnés par les griots : « le Ndawrabine».
Le spectacle connaît alors son apothéose avec le combat qui est le plus souvent, très bref.
Vous aurez sans aucun doute l’occasion de voir de jeunes lutteurs s’affronter au détour d’une plage ou d’un terrain vague, mais si vous avez la chance de pouvoir assister à une réunion dans un stade, ne ratez pas cette occasion !
Vous vous abandonnerez alors dans cette ambiance et dans l’énergie qui en ressort car même si vous ne comprenez pas tout, cette expérience ne pourra pas vous laisser indifférent
Fresques des arènes de Palmarin dans le Siné Saloum au Sénégal
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L’association « Mbapatt de Paris »
Mansour Diallo dit « Goudoulouss » souhaite promouvoir la lutte sénégalaise et en particulier le mbapatt en France. C’est dans ce but qu’il a organisé le premier rassemblement le 23 août 2008 à Aubervilliers avec l’appui de l’Association ADEFAA. Sous le patronage d’El hadji NDIAYE et en présence de son Excellence Léopold FAYE, cette première édition a été précédée d’une conférence de presse dans le restaurant « Chez Aïda ».
Le 14 septembre 2008 a eu lieu une remise de trophées à deux lutteurs et champions d’exception, Yékini et Baboye, dans le restaurant « La Pointe de Sangomar ». Le soutien de Cheikh M’Baba, trois fois champion d’Afrique, ainsi que la participation des télévisions sénégalaises et de SénégalPass ont fait de cet évènement un moment inoubliable.
L’enthousiasme unanime a incité Mansour Diallo à fonder l’association «mbapatt de Paris» dont l’objectif est de créer une écurie composée de sénégalais issus de la diaspora ainsi que de français pour contribuer au développement des échanges sportifs et culturels entre ces deux pays et devenir ainsi un ambassadeur incontournable de la lutte. Ce sport doit aussi occuper sainement les jeunes tout en faisant connaître aux français cette facette de la culture sénégalaise.
Cette expérience vous tente ?
Mansour Diallo « Goudoulouss Productions »










