Histoire
Le Sénégal, son histoire entre hier et aujourd’hui
L’émergence de l’ethnie Wolof
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Si l’on se réfère aux découvertes d’ossements et d’outils en pierres taillées notamment dans la région du Fleuve, le Sénégal est occupé par les hommes depuis le paléolithique. Par ailleurs, au sud de Kaolack, des monuments mégalithiques en latérite similaire aux menhirs bretons, ainsi que des tumulus témoignent de l’existence ancienne d’une civilisation d’adorateurs du soleil. Plus récemment, ce que l’on sait du Sénégal jusqu’au XVe siècle repose essentiellement sur les manuscrits arabes comme le Ta'rikh es-Sudan, ...
Dominé par l'influence des grands empires régionaux du Wagadou et du Tekrour entre le VIIIè et le Xè siècle, (mouvement almoravide) puis du Mali, le Sénégal connaît ses premiers royaumes au VIIe siècle avec notamment le Djolof... Ndiadiane N’diaye fonde un empire qui aboutit à la réunification de tous les Wolofs au XIIIe siècle. En 1549, à la mort de l'empereur Lélé Fouli Fak, cette entité se fragmente en états qui prennent chacun leur indépendance, le plus célèbre étant le Kayor. Ainsi, si les Sérères, Soninkés, Peuhls et Mandingues apparaissent les premiers dans les traditions orales et chroniques arabes sur le territoire de l'actuel Sénégal, c'est autour de l'ethnie Wolof que s'est forgé le ciment unitaire du pays.
Comptoirs coloniaux et luttes d'influence
On attribue la découverte des côtes du Sénégal à Cadamosto ou Dinis Diaz en 1442 tous deux explorateurs au service de l’infant du Portugal, Henri le Navigateur. Néanmoins selon certains récits, des marins dieppois faisant route vers les Canaries auraient découvert le Cap-Vert en 1364. L’île de Gorée devient l’un des sites stratégiques pour le commerce triangulaire et donc pour la traite des Noirs ce qui attire rapidement les autres nations européennes comme la Hollande (« Goede Rede », « bonne rade » francisé en Gorée) puis la France en 1659.
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Très vite, celle-ci domine les échanges de la région côtière grâce à la découverte de l'embouchure du fleuve Sénégal qui avait échappé aux autres explorateurs. En y fondant Saint Louis, la France établit une base arrière qui lui permet de prendre l’avantage sur ses rivaux notamment anglais. En 1815, le Congrès de Vienne consacre la présence française à Gorée et « officiellement » la traite des Noirs est interdite. En réalité, celle-ci ne prendra fin qu’en 1848 avec l’abolition de l’esclavage.
La conquête coloniale
Au XIXème siècle, d’expéditions militaires en édification du chemin de fer, la colonisation française de l’actuel Sénégal s’intensifie, jouant la division entre ce qu’il reste du Djolof et ses royaumes vassaux. La « résistance au colon » a ses héros : Lat Dior, damel (roi) du Kayor (et Maalaw son légendaire cheval), El Hadj Omar Tall, ou Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme. Malgré leurs exploits ponctuels, en 1895, le Sénégal devient la pierre angulaire de l’Afrique Occidentale Française (AOF) : Dakar est choisie comme capitale, et la Banque du Sénégal devient la Banque de l’Afrique Occidentale.
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Le Sénégal d’aujourd’hui
C’est en 1960 que le Sénégal déclare son indépendance et commence à écrire sa propre histoire avec son premier président Léopold Sedar Senghor élu en 1963.
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Depuis, cette nation est en forte évolution avec une population jeune : Plus de 55% de ses 10 millions d’habitants ont moins de 20 ans. Beaucoup quittent le Sénégal oriental ou la région du Fleuve : les activités traditionnelles (pêche, élevage, agriculture vivrière, artisanats), font place aux nouveaux métiers. Ces services (tourisme, informatique, ...) cristallisent les espoirs et drainent les forces vives du pays à Dakar générant une croissance urbaine effrénée.

